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 Mayed igan Amellak(g)u

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yassan
Imherri
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MessageSujet: Mayed igan Amellak(g)u   Ven 18 Mar 2011, 08:46

Yarut Agerzam janvier 2004 :

Moi je pense à tallaght : boue
Comme on peut avoir le passage de gh <--> g, ce mot viendrait d'une racine llgh/llg.
Voici un aperçu d'un article de Abdallah el Mountasir "La notion de mou, humide, tendre en berbère".
Le vocabulaire berbère qui désigne un espage ou un lieu humide est construit sur la base l-gh qui véhicule la notion "humidité, mouillage".
A cette notion se rattache un grand nombre de termes formant un champ
lexical immense. A l'intérieur de ce champ, nous avons quatre racines : l-gh, l-q, l-x, l-k.
Car gh,q,k,x(kh) sont considérées comme des variantes dans le système phonologique diachronique du berbère.
1) être mou, tendre, humide ; imbiber, lécher, laper
llgh : lécher
ilgwigh, ilwigh : être mou, tendre
mmulghec : être émoussé, usé
tilqqi, ilqqi : mie de pain
ulugh : léchage
asulgh, isulghen : blocs de sel gemme que les moutons lèchent
mellegh : lécher
alggwagh : lisse, mou, tendre
talughi : molesse
mellegh : index (celui qui lèche)

2) terre boueuse, boue, dépôt, alluvions (terre alluviale) :
allagh, tallaght, talaght : boue, terre boueuse
tilkki : terre humide, terrain marécageux
ilbilkki : terre humide et fertile
amellaku : alluvions, terre alluviale
iligh : petite rivière
alxix : sables mouvants, endroit très humide

3) cerveau, cervelle, fontanelle,... :
alleghf, malleghf : cerveau, cervelle
tamelghight : fontanelle
...
Le terme amellaku est attesté dans la région de Souss avec des
sens divers "terrain sablonneux, sable fin, alluvions". Dans la plupart
des cas, amellaku est relevé dans les zones et les espaces aquatiques :
fleuve, cours d'eau, marécage, étang et marais. C'est en effet dans ces
lieux humides et imbibés que nous trouvons des alluvions et terre
alluviale akal igan amellaku.

Remarquons en touareg : alaku, alakuten : boue qui se dépose au fond des eaux.

Amellaku est aussi un toponyme assez répandu. LA toponymie du Haut-Atlas
occidental offre un nombre considérable d'exemples avec amellaku ou al
forme du féminin tamalukt. Cette dernière forme est le nom d'un
lieu à Awerga, une localité située à l'ouest des Idaw Tanan. Cette
lcoalité est connue dans cette région par ses sources d'eau. Tamalukt a
été signalé par Laoust comme nom d'un village à Imentagen.

De nombreux toponymes sont attestés avec ce terme, et prouvent que les
lieux qu'ils désignent étaient des zones marécageuses et des marais,
même si aujourd'hui, ces lieux sont complètement secs ou aménagés par
les hommes. Amellaku est donc un terme qui appartient au lexique spatial
aquatique.

Voilà,Comme k et g sont équivalents, je pense que nous avons l'explication du toponyme Amellagu.

Pour ce qui est de notre exemple, je pense que l'on peut expliquer le mot par :

amellagu : pâte.


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